Il était un navire qui prit la mer,
Il avait pour nom : le Billy o'Tea.
Le vent souffla fort, la proue s’enfonça ;
Souquez ferme, les gars, souquez matelots !
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
À deux semaines du port, à peine,
Elle fondit sur eux :
La baleine !
Le capitaine appela tous les hommes sur le pont ;
Et il jura, oui, qu'il aurait l'animal :
Au flanc du bateau !
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
Avant que le canot ne touche l’eau,
La queue apparut...
Et l’emporta par le haut ;
L’équipage, à l’assaut,
Lui lança ses harpons ;
C'est alors qu'elle plongea à nouveau,
Sous les flots...
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
Nulle ligne ne rompit, nulle baleine ne mourut.
Le capitaine n’avait rien d’un obtus,
Mais il était pris, lui aussi !
Alors la bête tira,
Et dans son sillage,
Entraîna le trois-mâts.
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
Quarante jours, quarante nuits, et bien plus encore,
La ligne mollit, la ligne se tendit ;
Quatre chaloupes, ils perdirent : la mer les leur prit.
Et toujours, la baleine allait, sans repos.
Quarante jours, quarante nuits, et bien plus encore,
La ligne mollit, la ligne se tendit ;
Quatre chaloupes, ils perdirent : la mer les leur prit.
Et toujours, la baleine allait, sans repos.
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
Pour ce que j’en sais, la lutte dure encore.
La ligne tient,
Mais la bête est forte !
Quant au Wellerman,
Il passe régulièrement à côté,
Pour encourager le capitaine, l’équipage...
Et, dit-on...
La baleine !
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.
Pour ce que j’en sais, la lutte dure encore.
La ligne tient,
Mais la bête est forte !
Quant au Wellerman,
Il passe régulièrement à côté,
Pour encourager le capitaine, l’équipage...
Et, dit-on...
La baleine !
Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.